Jacques Arfeuillère


Eh bien, nous y voilà ! Nous voilà à la veille du second tour. Un moment important. Le point culminant d’une campagne municipale. Le moment où ce que nous allons faire, nous tous, avec notre vote, va engager la ville pour 6 ans. Le moment où nous allons réorganiser durablement la vie politique locale…

J’ai lu, ici ou là, et ce n’est pas sous la plume de mes camarades, que pas une voix ne doit manquer dimanche à la gauche. Et bien je suis d’accord ! Pas une voix ne doit manquer dimanche à la gauche. Car c’est bien de cela qu’il s’agit : il s’agit par notre vote, de dire non pas notre désir de gauche mais bien, dans la situation politique que nous connaissons, notre besoin de gauche. De cette gauche qui veut construire une ville où on peut respirer, une ville où tous peuvent vivre dignement. De cette gauche qui fait de l’égalité la valeur cardinale, de cette gauche qui vise l’émancipation de chacun, de cette gauche jalouse des libertés, de cette gauche qui restaure la fraternité et la confiance…

Notre liste, La liste Osons Poitiers, incarne désormais cette gauche à Poitiers. Nous avons porté pendant toute la campagne un projet audacieux et nécessaire, un projet écologique et social ; nous avons su, nos quatre formations politiques réunies, mettre en commun nos priorités pour que l’air que nous respirons arrête de nous tuer, pour que l’on cesse d’épuiser la planète en pensant autrement l’économie locale, pour que l’on combatte les conséquences désastreuses des politiques d’austérité par une juste redistribution des richesses, par plus de justice sociale, pour que chacun puisse se loger dignement, puisse se déplacer librement, puisse bénéficier de services publics efficaces, plus nombreux. Car c’est là que réside véritablement l’essentiel de notre richesse, celle qui nous réunit dans cette belle notion d’intérêt collectif, qui est, qui doit rester le cap de toute politique de gauche qui se respecte.

La gauche, écologique, sociale, est ici, elle est chez nous, elle n’est pas ailleurs ! Elle n’est pas chez ceux qui soutiennent les grands projets inutiles comme la LGV ou NNDL ; elle n’est pas chez ceux qui privatisent, qui ne pensent qu’en termes de partenariat avec les entreprises privées allant même jusqu’à soumettre la culture au commerce comme ils veulent le faire avec le théâtre ; elle n’est pas non plus, du côté de ceux qui dépensent 40 millions pour un viaduc, quand on pouvait n’en dépenser que quatre et mettre l’économie au service d’une politique de transport répondant véritablement à l’urgence écologique, à Grand Poitiers.

La gauche émancipatrice, qui sait le prix de l’implication citoyenne, est ici, avec nous. Elle n’est plus chez ceux qui définissent la fonction de maire comme celui qui protège, celui qui sait décider seul, ou dans l’entre soi. La gauche affirme sa volonté de co-construire, de consulter, de faire participer le citoyen aux décisions. La gauche ne demande pas un blanc-seing tous les 6 ans pour pouvoir conduire la barque à son gré, en l’absence de tout contrat et de tout contrôle. Elle ne construit pas une clientèle, elle met en place les structures de délibération, de concertation, de participation nécessaires pour faire de la démocratie locale, une réalité.

La gauche éprise d’égalité et de liberté, est ici, elle n‘est pas ailleurs. Elle n’est pas du côté de ceux qui proposent d’étendre le champ de la vidéo-surveillance au détriment de la présence humaine ; elle n’est pas du côté de ceux qui refusent d’assumer un engagement fort et public en faveur des migrants, pour les aider à faire face à une politique d’accueil répondant à une logique administrative et sans humanité. Elle n’est pas du côté de ceux qui transforment l’hyper-centre en zone réservée au luxe et à la « gentry », en bannissent la vraie vie et l’échange en ouvrant un boulevard aux promoteurs qui ne pensent qu’en termes d’appartements à 36 00 euros le m2 ou en termes d’enseignes commerciales huppées : le Printemps transformé, le Théâtre saccagé et confisqué, les hôtels de luxe s’étalent sur un espace minéral qu’il nous faut reconquérir, revivifier, revégétaliser.

La liste « Osons Poitiers » a obtenu plus de 15 % des voix dans un contexte de montée du Front National et de progression de l’abstention, quand le maire sortant se voit fortement désavoué en perdant plus de 18 points et que la droite ne convainc pas. La dynamique est chez nous, nous avons réuni sur notre proposition un véritable vote d’adhésion. On veut vous faire croire que le scrutin se joue ailleurs, entre les grands dinosaures du PS et de l’UMP : le vote de dimanche dernier a montré leur usure, leur épuisement à imaginer autre chose que leurs vielles recettes, leur impuissance à convaincre face à l’échec des politiques nationales dont ils partagent la responsabilité.

Alain Claeys, lui-même, reste aveugle et sourd à ce que ce scrutin signifie. Il a choisi de garder jusqu’au bout la posture du baron local qui multiplie les mandats, argumente sur ses qualités propres, est incapable de reconnaître l’exigence de gauche qui vient de s’exprimer par l’intermédiaire de notre liste. Il fait tomber le masque en plein débat radio en s’offusquant, face à son adjointe rebelle, Christiane, qu’on aille au bout d’un mandat électif alors que l’on conteste son autorité : « comment, vous acceptez, les indemnités que je vous donne et vous me contestez », dit le monarque qui pense l’argent public comme sa propre bourse, et ne sait concevoir qu’on aille au bout d’un engagement personnel, lui qui ne respecte pas les siens.

Désormais imprégné du social-libéralisme qu’il défend à l’Assemblée Nationale et qui lui fait voter les restrictions budgétaires des collectivités locales, il rejoint résolument le camp de ceux qui ne peuvent penser en dehors du bipartisme : toute gauche hors PS devient extrême, quant à l’écologie, ce n’est pas, pour lui, une façon de penser la société et l’économie, c’est tout au plus une couleur que peuvent incarner un ou deux individus qui disent aimer la nature.

Il n’est pas question d’essayer de lui ouvrir les yeux, ni à tous ceux qui restent aveugles et sourds à l’évolution nécessaire de la vie politique. Nous avons mieux à faire. Osons Poitiers est devenu une part de l’avenir de Poitiers. Dimanche dernier, nous avons ouvert la porte. Dimanche prochain, il faut le faire à deux battants et faire rentrer une grande bouffée d’air frais.

Jacques Arfeuillère.

Intervention Jacques Arfeuillère 27 mars secretariat ActualitésMunicipales2014
  Eh bien, nous y voilà ! Nous voilà à la veille du second tour. Un moment important. Le point culminant d’une campagne municipale. Le moment où ce que nous allons faire, nous tous, avec notre vote, va engager la ville pour 6 ans. Le moment où nous allons réorganiser...
  <p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><a href="http://osonspoitiers.fr/wp-content/uploads/2014/03/1977104_852838338064986_1495134322_n.jpg"><img class="alignnone size-full wp-image-843" src="http://osonspoitiers.fr/wp-content/uploads/2014/03/1977104_852838338064986_1495134322_n.jpg" alt="Jacques Arfeuillère" width="960" height="638" /></a></p> <p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="font-size: large;"> </span><i><b> </b></i></p> <p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY">Eh bien, nous y voilà ! Nous voilà à la veille du second tour. Un moment important. Le point culminant d’une campagne municipale. Le moment où ce que nous allons faire, nous tous, avec notre vote, va engager la ville pour 6 ans. Le moment où nous allons réorganiser durablement la vie politique locale…</p> <p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY">J’ai lu, ici ou là, et ce n’est pas sous la plume de mes camarades, que pas une voix ne doit manquer dimanche à la gauche. <b>Et bien je suis d’accord !</b> Pas une voix ne doit manquer dimanche à la gauche. Car c’est bien de cela qu’il s’agit : il s’agit par notre vote, de dire non pas notre désir de gauche mais bien, dans la situation politique que nous connaissons, <b>notre besoin de gauche</b>. De cette gauche qui veut construire une ville où on peut respirer, une ville où tous peuvent vivre dignement. De cette gauche qui fait de l’égalité la valeur cardinale, de cette gauche qui vise l’émancipation de chacun, de cette gauche jalouse des libertés, de cette gauche qui restaure la fraternité et la confiance…</p> <p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><b>Notre liste, La liste Osons Poitiers, incarne désormais cette gauche à Poitiers</b>. Nous avons porté pendant toute la campagne un projet audacieux et nécessaire, un projet écologique et social ; nous avons su, nos quatre formations politiques réunies, mettre en commun nos priorités pour que l’air que nous respirons arrête de nous tuer, pour que l’on cesse d’épuiser la planète en pensant autrement l’économie locale, pour que l’on combatte les conséquences désastreuses des politiques d’austérité par une juste redistribution des richesses, par plus de justice sociale, pour que chacun puisse se loger dignement, puisse se déplacer librement, puisse bénéficier de services publics efficaces, plus nombreux. Car c’est là que réside véritablement l’essentiel de notre richesse, celle qui nous réunit dans cette belle notion d’intérêt collectif, qui est, qui doit rester le cap de toute politique de gauche qui se respecte.</p> <p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><b>La gauche, écologique, sociale, est ici, elle est chez nous, elle n’est pas ailleurs ! </b>Elle n’est pas chez ceux qui soutiennent les grands projets inutiles comme la LGV ou NNDL ; elle n’est pas chez ceux qui privatisent, qui ne pensent qu’en termes de partenariat avec les entreprises privées allant même jusqu’à soumettre la culture au commerce comme ils veulent le faire avec le théâtre ; elle n’est pas non plus, du côté de ceux qui dépensent 40 millions pour un viaduc, quand on pouvait n’en dépenser que quatre et mettre l’économie au service d’une politique de transport répondant véritablement à l’urgence écologique, à Grand Poitiers.</p> <p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><b>La gauche émancipatrice, qui sait le prix de l’implication citoyenne, est ici, avec nous</b>. Elle n’est plus chez ceux qui définissent la fonction de maire comme celui qui protège, celui qui sait décider seul, ou dans l’entre soi. La gauche affirme sa volonté de co-construire, de consulter, de faire participer le citoyen aux décisions. La gauche ne demande pas un blanc-seing tous les 6 ans pour pouvoir conduire la barque à son gré, en l’absence de tout contrat et de tout contrôle. <b>Elle ne construit pas une clientèle</b>, elle met en place les structures de délibération, de concertation, de participation nécessaires pour faire de la démocratie locale, une réalité.</p> <p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><b>La gauche éprise d’égalité et de liberté, est ici, elle n‘est pas ailleurs</b>. Elle n’est pas du côté de ceux qui proposent d’étendre le champ de la vidéo-surveillance au détriment de la présence humaine ; elle n’est pas du côté de ceux qui refusent d’assumer un engagement fort et public en faveur des migrants, pour les aider à faire face à une politique d’accueil répondant à une logique administrative et sans humanité. <b>Elle n’est pas du côté de ceux qui transforment l’hyper-centre en zone réservée au luxe et à la « gentry »,</b> en bannissent la vraie vie et l’échange en ouvrant un boulevard aux promoteurs qui ne pensent qu’en termes d’appartements à 36 00 euros le m2 ou en termes d’enseignes commerciales huppées : le Printemps transformé, le Théâtre saccagé et confisqué, les hôtels de luxe s’étalent sur un espace minéral qu’il nous faut reconquérir, revivifier, revégétaliser.</p> <p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY">La liste « Osons Poitiers » a obtenu plus de 15 % des voix dans un contexte de montée du Front National et de progression de l’abstention, quand le maire sortant se voit fortement désavoué en perdant plus de 18 points et que la droite ne convainc pas. <b>La dynamique est chez nous, nous avons réuni sur notre proposition un véritable vote d’adhésion.</b> On veut vous faire croire que le scrutin se joue ailleurs, entre les grands dinosaures du PS et de l’UMP : le vote de dimanche dernier a montré leur usure, leur épuisement à imaginer autre chose que leurs vielles recettes, leur impuissance à convaincre face à l’échec des politiques nationales dont ils partagent la responsabilité.</p> <p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><a name="_GoBack"></a><b>Alain Claeys, lui-même, reste aveugle et sourd à ce que ce scrutin signifie</b>. Il a choisi de garder jusqu’au bout la posture du baron local qui multiplie les mandats, argumente sur ses qualités propres, est incapable de reconnaître l’exigence de gauche qui vient de s’exprimer par l’intermédiaire de notre liste. Il fait tomber le masque en plein débat radio en s’offusquant, face à son adjointe rebelle, Christiane, qu’on aille au bout d’un mandat électif alors que l’on conteste son autorité : « comment, vous acceptez, les indemnités que je vous donne et vous me contestez », dit le monarque qui pense l’argent public comme sa propre bourse, et ne sait concevoir qu’on aille au bout d’un engagement personnel, lui qui ne respecte pas les siens.</p> <p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY">Désormais imprégné du social-libéralisme qu’il défend à l’Assemblée Nationale et qui lui fait voter les restrictions budgétaires des collectivités locales, il rejoint résolument le camp de ceux qui ne peuvent penser en dehors du bipartisme : <b>toute gauche hors PS devient extrême</b>, quant à l’écologie, ce n’est pas, pour lui, une façon de penser la société et l’économie<b>, c’est tout au plus une couleur</b> que peuvent incarner un ou deux individus qui disent aimer la nature.</p> <p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY">Il n’est pas question d’essayer de lui ouvrir les yeux, ni à tous ceux qui restent aveugles et sourds à l’évolution nécessaire de la vie politique. Nous avons mieux à faire. Osons Poitiers est devenu une part de l’avenir de Poitiers. Dimanche dernier, nous avons ouvert la porte. Dimanche prochain, il faut le faire à deux battants et faire rentrer une grande bouffée d’air frais.</p> <p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY">Jacques Arfeuillère.</p>