(délibération 42, n° 038)

Mots clés : quelle démocratie et citoyenneté dans les prises de décision, permis, haies de Couronneries.

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Sur la méthode d’abord. On nous a dit en commission que le protocole a été exclusivement discuté et présenté en bureau : une nouvelle fois, l’assemblée, dans sa diversité n’est appelée qu’à entériner un travail décidé par un exécutif. C’est se priver de la richesse potentielle qu’un débat avec les oppositions peut apporter. On peut souligner aussi le resserrement du calendrier qui enlève de l’espace à la réflexion : l’absence de conseil entre mars et juin oblige à examiner aujourd’hui ce document politique d’importance puisque la signature doit intervenir avant la fin juin.

Sur le fond, par-delà les objectifs que nous ne pouvons que partager, restent des interrogations. La première est liée à la nouvelle définition du périmètre de cette géographie prioritaire : sont sortis du contrat ville des quartiers, en particulier qui ne sont pas sur Poitiers, pour des raisons qui tiennent au mode de calcul du nombre de personnes n’excédant pas un certain revenu. On sait que les raisons peuvent en être notamment l’arrive de nouvelles populations qui modifient le point de référence, l’évolution de l’urbanisme sur ces quartiers. Pour autant, la précarité des populations auparavant aidées n’a pas forcément disparu quand l’aide et les dispositifs spécifiques disparaissent. Il faut donc répondre à cette question : comment la collectivité compense, comment introduire la souplesse pour qu’un dispositif puisse être partagé des deux côtés d’une route qui fait frontière ? (Permis de conduire qui permet aux demandeurs d’emploi d’obtenir un permis)

Concernant le cadre de vie, quelques remarques sur les modifications projetées : pour nous, et nous prendrons l’exemple de la Tour Kennedy, il nous semble que l’on doit explorer jusqu’au bout toutes les voies de la réhabilitation avant de décider une destruction : n’oublions pas non plus qu’il s’agit de travailler la mémoire du quartier. Concernant les espaces verts, la biodiversité, la qualité d’usage de ces espaces, nous espérons que les intentions louables exprimées par le document ne seront pas contredite par des faits comme ceux qui ont récemment agité les Couronneries (arbres et haies).

Ce qui conduit enfin à évoquer l’axe incontournable de la citoyenneté. Les conseils citoyens prévus par la loi devront prendre toute leur place dans l’animation de cette politique. Il faut d’ores et déjà penser la manière dont ils vont s’inscrire au sein des instances de concertation qui existent déjà de manière que la concertation ne se dilue pas pour, finalement, se perdre. On a bien vu sur l’affaire des arbres des Couronneries qu’un comité peut avoir été informé sans qu’une population se sente informée ni consultée. Il ne faut pas se contenter de mettre en place : il faut faire vivre ces instances, les respecter et les populariser. En leur donnant plus d’espace dans la décision (en ne diminuant pas par exemple les enveloppes destinées aux budgets participatifs).

Contrat ville : quelle citoyenneté, quelle démocratie ?https://osonspoitiers.fr/wp-content/uploads/2015/03/P1130679.jpghttps://osonspoitiers.fr/wp-content/uploads/2015/03/P1130679-300x300.jpg Pascal C. Conseil communautaireInterventions
(délibération 42, n° 038) Mots clés : quelle démocratie et citoyenneté dans les prises de décision, permis, haies de Couronneries. . Sur la méthode d’abord. On nous a dit en commission que le protocole a été exclusivement discuté et présenté en bureau : une nouvelle fois, l’assemblée, dans sa diversité n’est appelée qu’à...
<p align="justify"><span style="font-family: Nimbus Roman No9 L,serif;"><span style="font-size: medium;">(délibération 42, n° 038)</span></span></p> <p align="justify"><span style="font-family: Nimbus Roman No9 L,serif;"><span style="font-size: medium;"><b>Mots clés : </b>quelle démocratie et citoyenneté dans les prises de décision, permis, haies de Couronneries. </span></span></p> <p style="text-align: right;" align="justify">.</p> <p align="justify"><span style="font-family: Nimbus Roman No9 L,serif;"><span style="font-size: medium;"><strong>Sur la méthode</strong> d’abord. On nous a dit en commission que le protocole a été exclusivement discuté et présenté en bureau : une nouvelle fois, l’assemblée, dans sa diversité n’est appelée qu’à entériner un travail décidé par un exécutif. C’est se priver de la richesse potentielle qu’un débat avec les oppositions peut apporter. On peut souligner aussi le resserrement du calendrier qui enlève de l’espace à la réflexion : l’absence de conseil entre mars et juin oblige à examiner aujourd’hui ce document politique d’importance puisque la signature doit intervenir avant la fin juin. </span></span></p> <p align="justify"><span style="font-family: Nimbus Roman No9 L,serif;"><span style="font-size: medium;"><strong>Sur le fond</strong>, par-delà les objectifs que nous ne pouvons que partager, restent des interrogations. La première est liée à la nouvelle définition du périmètre de cette géographie prioritaire : sont sortis du contrat ville des quartiers, en particulier qui ne sont pas sur Poitiers, pour des raisons qui tiennent au mode de calcul du nombre de personnes n’excédant pas un certain revenu. On sait que les raisons peuvent en être notamment l’arrive de nouvelles populations qui modifient le point de référence, l’évolution de l’urbanisme sur ces quartiers. Pour autant, la précarité des populations auparavant aidées n’a pas forcément disparu quand l’aide et les dispositifs spécifiques disparaissent. Il faut donc répondre à cette question : comment la collectivité compense, comment introduire <i><b>la souplesse pour qu’un dispositif puisse être partagé des deux côtés d’une route qui fait frontière ? (Permis de conduire qui permet aux demandeurs d’emploi d’obtenir un permis)</b></i></span></span></p> <p align="justify"><span style="font-family: Nimbus Roman No9 L,serif;"><span style="font-size: medium;">Concernant le cadre de vie, quelques remarques sur les modifications projetées : pour nous, et nous prendrons l’exemple de la Tour Kennedy, il nous semble que l’on doit explorer jusqu’au bout toutes les voies de la réhabilitation avant de décider une destruction : n’oublions pas non plus qu’il s’agit de travailler la mémoire du quartier. Concernant les espaces verts, la biodiversité, la qualité d’usage de ces espaces, nous espérons que les intentions louables exprimées par le document ne seront pas contredite par des faits comme ceux qui ont récemment agité les <b>Couronneries (arbres et haies)</b>. </span></span></p> <p align="justify"><span style="font-family: Nimbus Roman No9 L,serif;"><span style="font-size: medium;">Ce qui conduit enfin à évoquer l’axe incontournable de la citoyenneté. Les conseils citoyens prévus par la loi devront prendre toute leur place dans l’animation de cette politique. Il faut d’ores et déjà penser la manière dont ils vont s’inscrire au sein des instances de concertation qui existent déjà de manière que la concertation ne se dilue pas pour, finalement, se perdre. On a bien vu sur l’affaire des arbres des Couronneries qu’un comité peut avoir été informé sans qu’une population se sente informée ni consultée. Il ne faut pas se contenter de mettre en place : il faut faire vivre ces instances, les respecter et les populariser. En leur donnant plus d’espace dans la décision (en ne diminuant pas par exemple les enveloppes destinées aux budgets participatifs). </span></span></p>