Intro

La séance a été marquée par une déclaration liminaire sur les difficultés d’intervention de l’opposition. Les élus ont choisi de ne pas prononcer toutes leurs interventions et de les mettre en ligne sur le site internet « Osons Poitiers, écologique, sociale, solidaire et citoyenne ».

Déclaration liminaire

Nous avons pour le conseil municipal de ce soir fait le travail d’élus que nous faisons d’habitude que ce soit pour Poitiers comme pour Grand Poitiers.

Nous participons aux commissions, nous cherchons à comprendre ce qui est proposé dans les délibérations, nous donnons notre avis, nous posons des questions, nous faisons des propositions et nous décidons d’une position de vote et nous l’argumentons. Bref, nous agissons selon l’engagement que nous avons pris.

Plusieurs obstacles s’opposent à nous, d’abord un nombre de commissions insuffisant qui ne nous permet pas d’approfondir les sujets en raison du trop grand nombre de délibérations par séance. Ensuite, des questions qui restent pour la plupart sans réponse, sauf de la part de quelques élus qui jouent le jeu, mais ils sont très rares.

Et surtout des bottages en touche permanents, que ce soit en commission comme en conseil, avec des réponses à nos questions qui vont de « écris-nous tes questions, on te répondra », des réponses comme « la déontologie ne nous permet pas de dire quel est le montant du cachet de Michel Fugain », des réponses comme « c’est une déclaration de principe, donc c’est même pas la peine que l’on en débatte », des attitudes d’obstruction comme les bavardages, les soupirs d’exaspération, ou mieux des questions qui doivent être entendues en mode pause ou silence, parce que c’est comme si l’on avait rien dit et donc des questions sans aucun écho.

Sur les réponses différées, qui sont en fait les plus fréquentes réponses maintenant, mais on vous transmettra la réponse, et soit on a 3 lignes.

Je vais seulement citer un exemple qui concerne le compte administratif : j’avais posé la question en commission des finances, il y a une semaine, comment on passe de la somme de 58 891 928 euros indiquée dans le rapport de présentation sous la rubrique de ressources humaines en net, aux différentes sommes indiquées dans le document budgétaire. Après discussion, il m’a été répondu, ainsi qu’à JJ Massol, on vous enverra le détail que vous demandez. En façade tout va bien on traite bien l’opposition, on répond à ses demandes, d’accord pas publiquement, mais on leur envoie les infos demandées, eh bien ce n’est pas vrai ou alors partiellement vrai. Nous demandons des vraies réponses.

Nous croyons en notre rôle d’opposants : discuter en commissions, c’est s’ouvrir la possibilité d’amender ce qui est proposé, de construire des propositions pour le bien commun.

Un conseil municipal pour nous, cela reste une instance démocratique nous voulons y croire cela doit être un lieu de débat, un lieu d’échanges, un lieu de réflexion, un lieu de respect aussi, les poitevins ont exprimés des options diverses en mars 2014. La diversité des options politiques exprimées doit être respectée, non pas seulement par rapport à nos électeurs mais surtout pour tous ceux qui n’ont plus envie de voter parce que la mascarade de la démocratie représentative est pour eux une conviction que les faits ne démentent pas.

Soit vous nous prenez, nous et nos électeurs pour des débiles profonds, à qui ce n’est même pas la peine d’expliquer vos choix, soit vous considérez que vous avez les pleins pouvoirs du fait de votre majorité et que ce n’est même pas la peine d’écouter les autres positions parce que de toute façon vous avez raison. Et que les questions posées finalement, elles ont été posées publiquement alors cela suffit pour que l’on puisse dire que le débat a eu lieu et ce n’est pas la peine de leur apporter des réponses.

Le conseil peut ne pas être un jeu de rôles où chacun joue sa partition : il a été construit pour être un lieu de débats et d’échanges. On a manifestement oublié cette origine qui le fonde. Dans cette enceinte on a même entendu, lors d’une séance précédente que l’opposition avait la parole de façon « déraisonnable ». Comment peut-on dire des choses pareilles, nous avons moins de lignes dans le magazine de promotion des actions municipales, notre seule tribune institutionnelle est la séance du conseil municipal.

Ce soir, nous avons préparé ce conseil comme nous l’avons fait pour les autres, nous avons préparé des interventions après avoir consulté les militants, les sympathisants, et nous avons décidé que ces interventions nous ne les dirions pas ici car elles n’y sont pas entendues. Nous les mettrons en ligne sur notre site internet « Osons Poitiers, écologique, sociale, solidaire et citoyenne »

Ce soir, nous interviendrons dans cette enceinte sur seulement trois délibérations sur 100 : sur la tarification des parkings, sur l’avis sur la création de poste dans les écoles, ainsi que sur le personnel.

Pour les autres délibérations nous indiquerons celles sur lesquelles nous avons eu des débats et quel est notre vote.

Conseil municipal du 29 juin 2015https://osonspoitiers.fr/wp-content/uploads/2015/06/DSCF9631-1024x768.jpghttps://osonspoitiers.fr/wp-content/uploads/2015/06/DSCF9631-150x150.jpg SecretariatOzons Conseil municipalInterventions
La séance a été marquée par une déclaration liminaire sur les difficultés d'intervention de l'opposition. Les élus ont choisi de ne pas prononcer toutes leurs interventions et de les mettre en ligne sur le site internet « Osons Poitiers, écologique, sociale, solidaire et citoyenne ». Déclaration liminaire Nous avons pour le conseil municipal...
<p align="justify">La séance a été marquée par une déclaration liminaire sur les difficultés d'intervention de l'opposition. Les élus ont choisi de ne pas prononcer toutes leurs interventions et de les mettre en ligne sur le site internet « Osons Poitiers, écologique, sociale, solidaire et citoyenne ».</p> <h1 style="text-align: center;" align="justify"><strong>Déclaration liminaire</strong></h1> Nous avons pour le conseil municipal de ce soir fait le travail d’élus que nous faisons d’habitude que ce soit pour Poitiers comme pour Grand Poitiers. Nous participons aux commissions, nous cherchons à comprendre ce qui est proposé dans les délibérations, nous donnons notre avis, nous posons des questions, nous faisons des propositions et nous décidons d’une position de vote et nous l’argumentons. Bref, nous agissons selon l’engagement que nous avons pris. Plusieurs obstacles s’opposent à nous, d’abord un nombre de commissions insuffisant qui ne nous permet pas d’approfondir les sujets en raison du trop grand nombre de délibérations par séance. Ensuite, des questions qui restent pour la plupart sans réponse, sauf de la part de quelques élus qui jouent le jeu, mais ils sont très rares. Et surtout des bottages en touche permanents, que ce soit en commission comme en conseil, avec des réponses à nos questions qui vont de « écris-nous tes questions, on te répondra », des réponses comme "la déontologie ne nous permet pas de dire quel est le montant du cachet de Michel Fugain", des réponses comme "c’est une déclaration de principe, donc c’est même pas la peine que l’on en débatte", des attitudes d’obstruction comme les bavardages, les soupirs d’exaspération, ou mieux des questions qui doivent être entendues en mode pause ou silence, parce que c’est comme si l’on avait rien dit et donc des questions sans aucun écho. Sur les réponses différées, qui sont en fait les plus fréquentes réponses maintenant, mais on vous transmettra la réponse, et soit on a 3 lignes. Je vais seulement citer un exemple qui concerne le compte administratif : j’avais posé la question en commission des finances, il y a une semaine, comment on passe de la somme de 58 891 928 euros indiquée dans le rapport de présentation sous la rubrique de ressources humaines en net, aux différentes sommes indiquées dans le document budgétaire. Après discussion, il m’a été répondu, ainsi qu’à JJ Massol, on vous enverra le détail que vous demandez. En façade tout va bien on traite bien l’opposition, on répond à ses demandes, d’accord pas publiquement, mais on leur envoie les infos demandées, eh bien ce n’est pas vrai ou alors partiellement vrai. Nous demandons des vraies réponses. Nous croyons en notre rôle d'opposants : discuter en commissions, c'est s'ouvrir la possibilité d'amender ce qui est proposé, de construire des propositions pour le bien commun. Un conseil municipal pour nous, cela reste une instance démocratique nous voulons y croire cela doit être un lieu de débat, un lieu d’échanges, un lieu de réflexion, un lieu de respect aussi, les poitevins ont exprimés des options diverses en mars 2014. La diversité des options politiques exprimées doit être respectée, non pas seulement par rapport à nos électeurs mais surtout pour tous ceux qui n’ont plus envie de voter parce que la mascarade de la démocratie représentative est pour eux une conviction que les faits ne démentent pas. Soit vous nous prenez, nous et nos électeurs pour des débiles profonds, à qui ce n’est même pas la peine d’expliquer vos choix, soit vous considérez que vous avez les pleins pouvoirs du fait de votre majorité et que ce n’est même pas la peine d’écouter les autres positions parce que de toute façon vous avez raison. Et que les questions posées finalement, elles ont été posées publiquement alors cela suffit pour que l’on puisse dire que le débat a eu lieu et ce n’est pas la peine de leur apporter des réponses. Le conseil peut ne pas être un jeu de rôles où chacun joue sa partition : il a été construit pour être un lieu de débats et d'échanges. On a manifestement oublié cette origine qui le fonde. Dans cette enceinte on a même entendu, lors d'une séance précédente que l'opposition avait la parole de façon « déraisonnable ». Comment peut-on dire des choses pareilles, nous avons moins de lignes dans le magazine de promotion des actions municipales, notre seule tribune institutionnelle est la séance du conseil municipal. Ce soir, nous avons préparé ce conseil comme nous l’avons fait pour les autres, nous avons préparé des interventions après avoir consulté les militants, les sympathisants, et nous avons décidé que ces interventions nous ne les dirions pas ici car elles n’y sont pas entendues. Nous les mettrons en ligne sur notre site internet « Osons Poitiers, écologique, sociale, solidaire et citoyenne » Ce soir, nous interviendrons dans cette enceinte sur seulement trois délibérations sur 100 : sur la tarification des parkings, sur l’avis sur la création de poste dans les écoles, ainsi que sur le personnel. Pour les autres délibérations nous indiquerons celles sur lesquelles nous avons eu des débats et quel est notre vote. <h1>