Environnement : protection de l’eau, réserve du Pinail et Néo Terra

Environnement : protection de l’eau, réserve du Pinail et Néo Terra 

Délibération n°96 : Budget Eau – Acquisition de parcelles sur la commune de Boivre-la-Vallée auprès de la Société d’aménagement foncier et d’établissement rural (Safer) – Ex-parcelles Vandier

et  

Délibération n°97 : Boivre-la-Vallée – Acquisition auprès de la Société d’aménagement foncier et d’établissement rural (Safer) de la parcelle cadastrée section A numéro 228 (JA)

Nous voudrions dire deux mots sur cette protection du captage de Fleury dont il est question dans les deux délibérations (n°96 et n°97). Cette question illustre parfaitement pour nous, ce que nous entendons quand nous parlons du fait qu’il faut oublier l’écologie à petits pas pour passer à l’écologie à grandes enjambées. Ça passe d’abord par la question d’une véritable Zone Soumise à Contraintes Environnementales (ZSCE). Il y a déjà une ZSCE en cours dans le Sud-Vienne et nous suivrons avec attention ses travaux. La préfecture de la Vienne entendra-t-elle la troisième demande de ZSCE émanant de Grand Poitiers pour le captage de Fleury ? Si c’est enfin le cas, ce serait une excellente chose.

Encore faut-il que ce ne soit pas dans le seul souci de permettre de peser dans la campagne à venir et de verdir l’action de l’un ou de l’autre.

En effet, pour que la ZSCE porte ses fruits, la préfecture ne doit pas se lancer dans des manœuvres dilatoires d’études de terrain alors que la loi issue du Grenelle de l’Environnement lui permet de profiter des très nombreuses études réalisées par les différents SAGE et autres programmes Re-Sources. La préfecture doit délimiter un périmètre de protection de la zone de captage qui ne soit pas seulement un petit plus aux confettis d’hectares déjà achetés (et avec quelles réticences de la part de certains agriculteurs !) autour de Fleury. Il s’agit quand même de 40% de l’eau potable pour Poitiers à 13 qui doit être mélangée avec l’eau du Clain de plus en plus contaminée par les pollutions agricoles notamment en nitrates et pesticides.

La préfecture doit se saisir de son pouvoir de contrainte et des capacités d’aides financières et techniques de l’État pour que la quelque soixantaine d’exploitations change radicalement de culture et d’intrants ou laisse la place. Osons Poitiers soutient cette demande et souhaite que se développe une mobilisation citoyenne afin de pousser la préfecture à se mettre au service prioritaire selon la loi du bien commun, à savoir l’eau potable, et non plus au seul service de l’agro-business et des gros irrigants, comme cela a toujours été le cas jusqu’à présent.

Cette intervention a fait l’objet d’ajouts lors du conseil.

Les élu·e·s Osons Poitiers ont voté pour cette délibération.

Les élu·e·s Osons Poitiers ont quitté le conseil après le vote de cette délibération. 

Délibération n°46 : Projet de labellisation Ramsar des zones humides du Pinail (JA)

Labelliser le Pinail pour en souligner l’intérêt est une excellente chose et nous partageons l’idée que ce lieu particulier écrit un message particulier : un site artificiel qui installe une zone humide de cette qualité avec un tel potentiel est bien sûr un message d’espoir. Mais pour que cet espoir soit réel, encore fait-il aussi entendre les alertes et les intégrer à tous les niveaux de notre politique.

Je rappellerai simplement le communiqué de février dernier, lors des journées mondiales des zones humides, signé par 13 associations du département et simplement intitulé : « ça chauffe pour les zones humides. » On y faisait le constat de la disparition de 50% des zones humides, 80% des insectes, 30% des oiseaux, etc. constat qui émane des études scientifiques, notamment celles menées dans le département de la Vienne par les gestionnaires d’espaces naturels et naturalistes (37% des mares de la Vienne ont disparu depuis 30 ans).

Relisant ce texte et les déclarations des signataires, nous nous sommes souvenus des dangers négligés au fil de nos débats, qu’il s’agisse de prévoir une déviation ou d’installer une bassine de substitution. Rappelez-vous le débat autour des bassines du bassin de l’Auxance, de la bassine de Migné qui écartait le problème posé par les prélèvements hivernaux qui assèchent les zones (source Adema).

Applaudissons donc le label, mais prenons aussi l’engagement de préserver comme un trésor ces zones qui nous évitent les inondations, préserve la biodiversité, sont un terrain d’observation scientifique irremplaçable.

Cette intervention n’a pas été prononcée lors du conseil.

Délibération n°71 : Feuille de route transition énergétique et innovation de la région Nouvelle-Aquitaine : Néo Terra (CF)

Cette délibération consiste à dire que les priorités de Néo Terra et celles de Grand Poitiers convergent et qu’ainsi la Région voudra bien participer à des financements de projets. Encore faudra-t-il que l’enveloppe que la Région consacrera à Néo Terra soit à la hauteur des espérances de ceux qui l’ont porté, comme le budget 2020 de la Région n’est pas encore voté, on peut encore y croire.

Ceci dit, il est vrai que Grand Poitiers et la Région ont des politiques convergentes en matière de transition énergétique : fantasme de l’innovation, de la compétitivité, se tourner davantage vers les entreprises que vers les habitants, ignorer les territoires ruraux, etc.

Cette intervention n’a pas été prononcée lors du conseil.

Conseil communautaire du 6 décembre 2019https://osonspoitiers.fr/wp-content/uploads/2019/12/conseil-communautaire-de-Grand-Poitiers-1-1024x768.jpghttps://osonspoitiers.fr/wp-content/uploads/2019/12/conseil-communautaire-de-Grand-Poitiers-1-150x150.jpg SecretariatOzons Conseil communautaire,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,
Environnement : protection de l’eau, réserve du Pinail et Néo Terra  Délibération n°96 : Budget Eau - Acquisition de parcelles sur la commune de Boivre-la-Vallée auprès de la Société d'aménagement foncier et d'établissement rural (Safer) - Ex-parcelles Vandier et   Délibération n°97 : Boivre-la-Vallée - Acquisition auprès de la Société d'aménagement foncier et...
</em></p> <h1 style="text-align: justify;"><a name="_Toc28006444"></a>Environnement : protection de l’eau, réserve du Pinail et Néo Terra<strong> </strong></h1> <p style="text-align: justify;"><strong><a href="https://osonspoitiers.fr/wp-content/uploads/2019/12/délib-n°96_CC-du-6.12.2019.pdf" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Délibération n°96 : Budget Eau - Acquisition de parcelles sur la commune de Boivre-la-Vallée auprès de la Société d'aménagement foncier et d'établissement rural (Safer) - Ex-parcelles Vandier</a></strong></p> <p style="text-align: justify;"><strong>et </strong><strong> </strong></p> <p style="text-align: justify;"><strong><a href="https://osonspoitiers.fr/wp-content/uploads/2019/12/délib-n°97_CC-du-6.12.2019.pdf" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Délibération n°97 : Boivre-la-Vallée - Acquisition auprès de la Société d'aménagement foncier et d'établissement rural (Safer) de la parcelle cadastrée section A numéro 228 (JA)</a></strong></p> <p style="text-align: justify;">Nous voudrions dire deux mots sur cette protection du captage de Fleury dont il est question dans les deux délibérations (n°96 et n°97). Cette question illustre parfaitement pour nous, ce que nous entendons quand nous parlons du fait qu'il faut oublier l'écologie à petits pas pour passer à l'écologie à grandes enjambées. Ça passe d'abord par la question d'une véritable Zone Soumise à Contraintes Environnementales (ZSCE). Il y a déjà une ZSCE en cours dans le Sud-Vienne et nous suivrons avec attention ses travaux. La préfecture de la Vienne entendra-t-elle la troisième demande de ZSCE émanant de Grand Poitiers pour le captage de Fleury ? Si c'est enfin le cas, ce serait une excellente chose.</p> <p style="text-align: justify;">Encore faut-il que ce ne soit pas dans le seul souci de permettre de peser dans la campagne à venir et de verdir l'action de l'un ou de l'autre.</p> <p style="text-align: justify;">En effet, pour que la ZSCE porte ses fruits, la préfecture ne doit pas se lancer dans des manœuvres dilatoires d'études de terrain alors que la loi issue du Grenelle de l'Environnement lui permet de profiter des très nombreuses études réalisées par les différents SAGE et autres programmes Re-Sources. La préfecture doit délimiter un périmètre de protection de la zone de captage qui ne soit pas seulement un petit plus aux confettis d'hectares déjà achetés (et avec quelles réticences de la part de certains agriculteurs !) autour de Fleury. Il s'agit quand même de 40% de l'eau potable pour Poitiers à 13 qui doit être mélangée avec l'eau du Clain de plus en plus contaminée par les pollutions agricoles notamment en nitrates et pesticides.</p> <p style="text-align: justify;">La préfecture doit se saisir de son pouvoir de contrainte et des capacités d'aides financières et techniques de l'État pour que la quelque soixantaine d’exploitations change radicalement de culture et d'intrants ou laisse la place. Osons Poitiers soutient cette demande et souhaite que se développe une mobilisation citoyenne afin de pousser la préfecture à se mettre au service prioritaire selon la loi du bien commun, à savoir l'eau potable, et non plus au seul service de l'agro-business et des gros irrigants, comme cela a toujours été le cas jusqu'à présent.</p> <p style="text-align: justify;"><em>Cette intervention a fait l’objet d’ajouts lors du conseil.</em></p> <p style="text-align: justify;"><em>Les élu·e·s Osons Poitiers ont voté pour cette délibération.</em></p> <p style="text-align: justify;"><span style="color: #800000;"><strong><em>Les élu·e·s Osons Poitiers ont quitté le conseil après le vote de cette délibération.</em></strong><strong> </strong></span></p> <p style="text-align: justify;"><strong><a href="https://osonspoitiers.fr/wp-content/uploads/2019/12/délib-n°46_CC-du-6.12.2019.pdf" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Délibération n°46 : Projet de labellisation Ramsar des zones humides du Pinail (JA)</a></strong></p> <p style="text-align: justify;">Labelliser le Pinail pour en souligner l'intérêt est une excellente chose et nous partageons l'idée que ce lieu particulier écrit un message particulier : un site artificiel qui installe une zone humide de cette qualité avec un tel potentiel est bien sûr un message d'espoir. Mais pour que cet espoir soit réel, encore fait-il aussi entendre les alertes et les intégrer à tous les niveaux de notre politique.</p> <p style="text-align: justify;">Je rappellerai simplement le communiqué de février dernier, lors des journées mondiales des zones humides, signé par 13 associations du département et simplement intitulé : « ça chauffe pour les zones humides. » On y faisait le constat de la disparition de 50% des zones humides, 80% des insectes, 30% des oiseaux, etc. constat qui émane des études scientifiques, notamment celles menées dans le département de la Vienne par les gestionnaires d’espaces naturels et naturalistes (37% des mares de la Vienne ont disparu depuis 30 ans).</p> <p style="text-align: justify;">Relisant ce texte et les déclarations des signataires, nous nous sommes souvenus des dangers négligés au fil de nos débats, qu'il s'agisse de prévoir une déviation ou d'installer une bassine de substitution. Rappelez-vous le débat autour des bassines du bassin de l'Auxance, de la bassine de Migné qui écartait le problème posé par les prélèvements hivernaux qui assèchent les zones (source Adema).</p> <p style="text-align: justify;">Applaudissons donc le label, mais prenons aussi l'engagement de préserver comme un trésor ces zones qui nous évitent les inondations, préserve la biodiversité, sont un terrain d'observation scientifique irremplaçable.</p> <p style="text-align: justify;"><em>Cette intervention n’a pas été prononcée lors du conseil.</em></p> <p style="text-align: justify;"><strong><a href="https://osonspoitiers.fr/wp-content/uploads/2019/12/délib-n°71_CC-du-6.12.2019.pdf" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Délibération n°71 : Feuille de route transition énergétique et innovation de la région Nouvelle-Aquitaine : Néo Terra (CF)</a></strong></p> <p style="text-align: justify;">Cette délibération consiste à dire que les priorités de Néo Terra et celles de Grand Poitiers convergent et qu’ainsi la Région voudra bien participer à des financements de projets. Encore faudra-t-il que l’enveloppe que la Région consacrera à Néo Terra soit à la hauteur des espérances de ceux qui l’ont porté, comme le budget 2020 de la Région n’est pas encore voté, on peut encore y croire.</p> <p style="text-align: justify;">Ceci dit, il est vrai que Grand Poitiers et la Région ont des politiques convergentes en matière de transition énergétique : fantasme de l'innovation, de la compétitivité, se tourner davantage vers les entreprises que vers les habitants, ignorer les territoires ruraux, etc.</p> <p style="text-align: justify;"><em>Cette intervention n’a pas été prononcée lors du conseil.