Communiqué du 7 octobre 2019 :

Le maire de Poitiers retire son arrêté anti-pesticides sans attendre qu’il soit attaqué en justice. Il ne livrera donc pas le combat promis : il s’agissait seulement d’un coup médiatique destiné à verdir son début de campagne. Nous regrettons ce manque de détermination mais nous ne sommes pas surpris : de la même manière que l’équipe en place n’a pas su avancer sur la protection des captages d’eau contaminés, de la manière qu’elle ne va pas plus loin que la simple loi pour définir ses objectifs de bio local dans son plan alimentaire, elle ne montre pas la volonté de défendre aussi loin que possible une mesure nécessaire.

Jacques ARFEUILLÈRE, élu municipal et communautaire du groupe « Osons Poitiers, écologique, sociale, solidaire et citoyenne »

Communiqué du 2 octobre 2019 :

Nous sommes d’accord avec la chambre d’agriculture pour dire que les mesures nécessaires ne peuvent être prises sans concertation, dans le dos du monde agricole. Nous soutenons les arrêtés anti-pesticides, nous l’avons dit, mais nous avons dit aussi que cela doit être accompagné d’une politique alimentaire territoriale ambitieuse et d’une politique de protection de l’eau déterminée. Alain Claeys est disqualifié sur ce terrain et a pris trop de retard pour que la profession agricole considère sa soudaine conversion écologiste autrement que comme une agression.

Il faut aider les agriculteurs à réaliser la conversion de leur activité vers le bio en utilisant par exemple vraiment le levier de la commande publique : la restauration collective ne doit pas se contenter d’un objectif de 20% bio et 50% local pour 2022 comme annoncé dans le Plan Alimentaire Territorial, objectif qui est la stricte application de la loi. Il faut aller au moins vers du 80% à la fois bio et local.

De la même façon, les tergiversations autour du captage de Fleury, qui ont laissé la zone sans la protection « haute contrainte environnementale » ont conduit à laisser se développer des pratiques qui auraient dû depuis longtemps céder le pas.  Tout reste à faire et un arrêté ne suffit pas.

Jacques ARFEUILLÈRE, élu municipal et communautaire du groupe « Osons Poitiers, écologique, sociale, solidaire et citoyenne »

 

Intervention de Jacques ARFEUILLÈRE

lors du conseil municipal du 30 septembre 2019 :

Nous soutenons sans ambiguïté une décision que nous avons d’ailleurs réclamée à Grand Poitiers vendredi dernier. Nous n’avons de cesse de multiplier les interventions pour obtenir une politique à Poitiers et à Grand Poitiers favorisant une conversion rapide de l’agriculture vers le bio : les arrêtés, dont on sait qu’ils seront contestés par les préfectures devant les tribunaux administratifs, jouent ce rôle. Il s’agit d’exercer une pression qui vise une modification de la loi tout en travaillant la conscience de toutes et tous : responsables politiques, producteurs, professionnels de la santé, population, consommateurs…

Il s’agit aussi de rappeler à la raison un gouvernement qui se moque du monde quand il déclare ouvrir une consultation sur le sujet en proposant un choix entre des distances de protection ridicules de 5 ou 10 mètres, déclarant qu’il s’appuie sur les préconisations de l’Anses (l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail) : 10 mètres minimum pour l’épandage des substances les plus dangereuses ; pour les autres produits, 10 mètres minimum pour les cultures hautes (viticulture, arboriculture notamment) et 5 mètres minimum pour les cultures basses (céréales par exemple). Le seul problème, c’est que cette évaluation a été effectuée sur des données vieilles de 30 ans et avec des distances testées très limitées, évaluation contestée par la plupart des ONG environnementales.

Poitiers qui prend un arrêté, ça a donc du sens. Nous avons tous lu que notre statut de commune urbaine ne nous protégeait pas des retombées des épandages puisque ATMO a publié des chiffres la semaine dernière montrant qu’on trouvait de plus en plus de traces des pesticides dans l’air de nos quartiers (mesures effectuées aux Couronneries montrant une progression pour l’année 2018).

Mais faire ce geste, c’est s’engager à aller plus loin : Grand Poitiers est aussi un territoire rural et le Maire-Président de Grand Poitiers doit maintenant chercher à convaincre ses 39 collègues maires pour que le message se rapproche des champs. C’est la raison pour laquelle, c’est à Grand Poitiers que nous avons choisi de porter le sujet. Le dossier du 35ème collège est illustratif des enjeux : en plein milieu de champs de grande culture, il pose de manière cruciale l’urgence de vraies décisions.

Par cet arrêté, nous déclarons notre volonté d’établir un cordon sanitaire face à une menace qui n’est pas contestable. C’est un premier pas mais ce n’est que le premier pas d’une politique qui doit conduire jusqu’à l’élimination de la menace.

Consultez aussi : l’intervention de Jacques ARFEUILLÈRE sur la politique agricole et alimentaire de Grand Poitiers lors du conseil communautaire du 28 juin 2019

Arrêté anti-pesticideshttps://osonspoitiers.fr/wp-content/uploads/2017/11/Logo-Osons-Poitiers.jpghttps://osonspoitiers.fr/wp-content/uploads/2017/11/Logo-Osons-Poitiers-150x150.jpg SecretariatOzons Actualités
Communiqué du 7 octobre 2019 : Le maire de Poitiers retire son arrêté anti-pesticides sans attendre qu'il soit attaqué en justice. Il ne livrera donc pas le combat promis : il s'agissait seulement d'un coup médiatique destiné à verdir son début de campagne. Nous regrettons ce manque de détermination mais...
<p style="text-align: justify;">Communiqué du 7 octobre 2019 :</p> <blockquote> <p style="text-align: justify;">Le maire de Poitiers retire son arrêté anti-pesticides sans attendre qu'il soit attaqué en justice. Il ne livrera donc pas le combat promis : il s'agissait seulement d'un coup médiatique destiné à verdir son début de campagne. Nous regrettons ce manque de détermination mais nous ne sommes pas surpris : de la même manière que l'équipe en place n'a pas su avancer sur la protection des captages d'eau contaminés, de la manière qu'elle ne va pas plus loin que la simple loi pour définir ses objectifs de bio local dans son plan alimentaire, elle ne montre pas la volonté de défendre aussi loin que possible une mesure nécessaire.</p> <p style="text-align: justify;">Jacques ARFEUILLÈRE, élu municipal et communautaire du groupe « Osons Poitiers, écologique, sociale, solidaire et citoyenne »</p> </blockquote> <p style="text-align: justify;">Communiqué du 2 octobre 2019 :</p> <blockquote> <p style="text-align: justify;">Nous sommes d’accord avec la chambre d’agriculture pour dire que les mesures nécessaires ne peuvent être prises sans concertation, dans le dos du monde agricole. Nous soutenons les arrêtés anti-pesticides, nous l’avons dit, mais nous avons dit aussi que cela doit être accompagné d’une politique alimentaire territoriale ambitieuse et d’une politique de protection de l’eau déterminée. Alain Claeys est disqualifié sur ce terrain et a pris trop de retard pour que la profession agricole considère sa soudaine conversion écologiste autrement que comme une agression.</p> <p style="text-align: justify;">Il faut aider les agriculteurs à réaliser la conversion de leur activité vers le bio en utilisant par exemple vraiment le levier de la commande publique : la restauration collective ne doit pas se contenter d’un objectif de 20% bio et 50% local pour 2022 comme annoncé dans le Plan Alimentaire Territorial, objectif qui est la stricte application de la loi. Il faut aller au moins vers du 80% à la fois bio et local.</p> <p style="text-align: justify;">De la même façon, les tergiversations autour du captage de Fleury, qui ont laissé la zone sans la protection « haute contrainte environnementale » ont conduit à laisser se développer des pratiques qui auraient dû depuis longtemps céder le pas.  Tout reste à faire et un arrêté ne suffit pas.</p> <p style="text-align: justify;">Jacques ARFEUILLÈRE, élu municipal et communautaire du groupe « Osons Poitiers, écologique, sociale, solidaire et citoyenne »</p>  </blockquote> <h3 style="text-align: center;"><strong>Intervention de Jacques ARFEUILLÈRE </strong></h3> <h3 style="text-align: center;"><strong>lors du conseil municipal du 30 septembre 2019 :</strong></h3> <p style="text-align: justify;">Nous soutenons sans ambiguïté une décision que nous avons d'ailleurs réclamée à Grand Poitiers vendredi dernier. Nous n'avons de cesse de multiplier les interventions pour obtenir une politique à Poitiers et à Grand Poitiers favorisant une conversion rapide de l'agriculture vers le bio : les arrêtés, dont on sait qu'ils seront contestés par les préfectures devant les tribunaux administratifs, jouent ce rôle. Il s'agit d’exercer une pression qui vise une modification de la loi tout en travaillant la conscience de toutes et tous : responsables politiques, producteurs, professionnels de la santé, population, consommateurs...</p> <p style="text-align: justify;">Il s'agit aussi de rappeler à la raison un gouvernement qui se moque du monde quand il déclare ouvrir une consultation sur le sujet en proposant un choix entre des distances de protection ridicules de 5 ou 10 mètres, déclarant qu'il s'appuie sur les préconisations de l’Anses (l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail) : 10 mètres minimum pour l’épandage des substances les plus dangereuses ; pour les autres produits, 10 mètres minimum pour les cultures hautes (viticulture, arboriculture notamment) et 5 mètres minimum pour les cultures basses (céréales par exemple). Le seul problème, c'est que cette évaluation a été effectuée sur des données vieilles de 30 ans et avec des distances testées très limitées, évaluation contestée par la plupart des ONG environnementales.</p> <p style="text-align: justify;">Poitiers qui prend un arrêté, ça a donc du sens. Nous avons tous lu que notre statut de commune urbaine ne nous protégeait pas des retombées des épandages puisque ATMO a publié des chiffres la semaine dernière montrant qu’on trouvait de plus en plus de traces des pesticides dans l'air de nos quartiers (mesures effectuées aux Couronneries montrant une progression pour l'année 2018).</p> <p style="text-align: justify;">Mais faire ce geste, c'est s'engager à aller plus loin : Grand Poitiers est aussi un territoire rural et le Maire-Président de Grand Poitiers doit maintenant chercher à convaincre ses 39 collègues maires pour que le message se rapproche des champs. C'est la raison pour laquelle, c'est à Grand Poitiers que nous avons choisi de porter le sujet. Le dossier du 35<sup>ème</sup> collège est illustratif des enjeux : en plein milieu de champs de grande culture, il pose de manière cruciale l'urgence de vraies décisions.</p> <p style="text-align: justify;">Par cet arrêté, nous déclarons notre volonté d'établir un cordon sanitaire face à une menace qui n'est pas contestable. C'est un premier pas mais ce n'est que le premier pas d'une politique qui doit conduire jusqu'à l'élimination de la menace.</p> <blockquote>Consultez aussi : <a href="https://osonspoitiers.fr/en-video-conseil-grand-poitiers-du-28-juin-intervention-de-j-arfeuillere-sur-la-politique-agricole-et-alimentaire/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">l'intervention de Jacques ARFEUILLÈRE sur la politique agricole et alimentaire de Grand Poitiers lors du conseil communautaire du 28 juin 2019</a></blockquote>