Osons Poitiers et l’association Taco Clain (valorisation du Clain et des jardins ouvriers) se sont réunis pour affronter la terrible, la secrète la mystérieuse Boivre pour un grand nettoyage.

Point de départ

L’aventure commence le dimanche 12 octobre à 10 h au petit pont de pierre de Biard, nous étions 16 laveurs munis non pas d’éponges ou de torchons mais de combinaisons pour ne pas terminer en glaçons.

Pour la logistique nous avions prévu 2 canoës transformés pour l’occasion en poubelles flottantes et un fourgon comme voiture balai.

Notre surprise était grande, les canettes de bières ainsi que les bouteilles en verre se comptaient plus que les poissons. Nous avons rempli 2 fourgons rien que pour ces objets.

Le reste n’était que du bonus : Bouteilles plastiques, bâches interdisant toute vie aquatique, plaques d’amiantes, bout de ferrailles, désodorisants, produits douches, bidons d’huile, et bien d’autres cadeaux polluants ! Pour débarrasser la Boivre de ces déchets en tous genres, il aura fallu 3 allers-retours à la déchèterie.

En plus du nettoyage, nous avons détruit des barrages, ils sont le résultat d’un non entretien régulier du cours d’eau. Ces barrages sont constitués d’amas de déchets, d’arbres écroulés, de branches bloquées qui se sont entassés au fil des crus. Ces retenues d’eau non-naturelles sont de véritables pièges à poissons.

Pour le côté nature, on vous conseille de descendre la première partie, plutôt sauvage, gardant encore quelques secrets. Vous serez heureux d’observer de magnifiques jardins ouvriers. Après ces jardins, on sent progressivement arriver les bâtiments de la cité. Le premier qui s’est dressé sur notre chemin est l’immense édifice de la SERNAM. Ce dernier laisse place ensuite aux rails. La rue de la Cassette a cessé ses enregistrements pour nous abandonner devant l’entrée du tunnel de la rue Maillochon.

La portion Maillochon jusqu’à la jeté dans le Clain est un massacre écologique, il n’y a pas grand-chose à vous décrire a part vous parler de béton et de déchets et de déchets et de béton.

Cependant, pour les amoureux du chemin de fer, il existe derrière le bâtiment de la poste un trésor : un essieu de locomotive à vapeur ! Un ancien de la S.NC.F nous a confié qu’il s’agissait probablement du dernier témoignage du bombardement de juin 1944 de la gare de Poitiers. Après cette découverte historique, nous avons emprunté un tunnel qui permet de traverser toutes les voies ferrées Ici plus de lumière, nous ne savons pas sur quoi nous marchons, les canoës sont bloqués sur les rochers. Après ce passage stressant, la Boivre nous a livré son dernier moment de poésie. Il existe un morceau encore sauvage d’environ 200m. Cette cachette est coupé du bruit de la ville et surtout de la voie ferrée, la nature paraît complètement libre, elle recouvre pratiquement la totalité la rivière. Ce petit coin se termine brutalement par l’entrée d’un nouveau tunnel qui sort le long du parking de Noz. Quelques mètres encore et enfin nous avons vu apparaître le Clain, dernier moment sombre pour terminer le parcours nettoyage au pied de la tour du parc de la Villette. Il est 17h15, nous n’avons plus de jambe et encore beaucoup de déchets à décharger.

Cette balade insolite nous a permis de changer notre regard sur cette rivière. En effet quand nous la croisons dans la ville, nous ne lui trouvons pas beaucoup de charmes et pour cause elle est bétonnée par les aménagements urbains. Nous vous convions à aller la rencontrer en dehors de Poitiers, vous verrez que vous l’adopterez !

N’oublions pas qu’elle s’appelle également la rivière aux castors ! Un nom qui invite à l’aventure ! Vous avez 46 km pour trouver des barrages naturels et pourquoi pas, tomber nez-à-nez si vous avez un peu de chance, sur un Bièvre, le castor de la Boivre !

 

 

Nettoyage de la Boivre le dimanche 12 octobrehttp://osonspoitiers.fr/wp-content/uploads/2014/12/P1090938-768x1024.jpghttp://osonspoitiers.fr/wp-content/uploads/2014/12/P1090938-300x300.jpg acteur Rémi de ActionsNos Actions,,,,
Osons Poitiers et l'association Taco Clain (valorisation du Clain et des jardins ouvriers) se sont réunis pour affronter la terrible, la secrète la mystérieuse Boivre pour un grand nettoyage. L'aventure commence le dimanche 12 octobre à 10 h au petit pont de pierre de Biard, nous étions 16 laveurs munis...
Osons Poitiers et l'association Taco Clain (valorisation du Clain et des jardins ouvriers) se sont réunis pour affronter la terrible, la secrète la mystérieuse Boivre pour un grand nettoyage. <img class="alignleft wp-image-1272 size-medium" src="http://osonspoitiers.fr/wp-content/uploads/2014/12/P1090843-225x300.jpg" alt="Point de départ" width="225" height="300" /> L'aventure commence le dimanche 12 octobre à 10 h au petit pont de pierre de Biard, nous étions 16 laveurs munis non pas d'éponges ou de torchons mais de combinaisons pour ne pas terminer en glaçons. Pour la logistique nous avions prévu 2 canoës transformés pour l'occasion en poubelles flottantes et un fourgon comme voiture balai. Notre surprise était grande, les canettes de bières ainsi que les bouteilles en verre se comptaient plus que les poissons. Nous avons rempli 2 fourgons rien que pour ces objets. Le reste n'était que du bonus : Bouteilles plastiques, bâches interdisant toute vie aquatique, plaques d'amiantes, bout de ferrailles, désodorisants, produits douches, bidons d'huile, et bien d'autres cadeaux polluants ! Pour débarrasser la Boivre de ces déchets en tous genres, il aura fallu 3 allers-retours à la déchèterie. En plus du nettoyage, nous avons détruit des barrages, ils sont le résultat d’un non entretien régulier du cours d’eau. Ces barrages sont constitués d'amas de déchets, d'arbres écroulés, de branches bloquées qui se sont entassés au fil des crus. Ces retenues d'eau non-naturelles sont de véritables pièges à poissons. Pour le côté nature, on vous conseille de descendre la première partie, plutôt sauvage, gardant encore quelques secrets. Vous serez heureux d’observer de magnifiques jardins ouvriers. Après ces jardins, on sent progressivement arriver les bâtiments de la cité. Le premier qui s’est dressé sur notre chemin est l'immense édifice de la SERNAM. Ce dernier laisse place ensuite aux rails. La rue de la Cassette a cessé ses enregistrements pour nous abandonner devant l'entrée du tunnel de la rue Maillochon. La portion Maillochon jusqu'à la jeté dans le Clain est un massacre écologique, il n'y a pas grand-chose à vous décrire a part vous parler de béton et de déchets et de déchets et de béton. Cependant, pour les amoureux du chemin de fer, il existe derrière le bâtiment de la poste un trésor : un essieu de locomotive à vapeur ! Un ancien de la S.NC.F nous a confié qu'il s'agissait probablement du dernier témoignage du bombardement de juin 1944 de la gare de Poitiers. Après cette découverte historique, nous avons emprunté un tunnel qui permet de traverser toutes les voies ferrées Ici plus de lumière, nous ne savons pas sur quoi nous marchons, les canoës sont bloqués sur les rochers. Après ce passage stressant, la Boivre nous a livré son dernier moment de poésie. Il existe un morceau encore sauvage d'environ 200m. Cette cachette est coupé du bruit de la ville et surtout de la voie ferrée, la nature paraît complètement libre, elle recouvre pratiquement la totalité la rivière. Ce petit coin se termine brutalement par l'entrée d'un nouveau tunnel qui sort le long du parking de Noz. Quelques mètres encore et enfin nous avons vu apparaître le Clain, dernier moment sombre pour terminer le parcours nettoyage au pied de la tour du parc de la Villette. Il est 17h15, nous n'avons plus de jambe et encore beaucoup de déchets à décharger. Cette balade insolite nous a permis de changer notre regard sur cette rivière. En effet quand nous la croisons dans la ville, nous ne lui trouvons pas beaucoup de charmes et pour cause elle est bétonnée par les aménagements urbains. Nous vous convions à aller la rencontrer en dehors de Poitiers, vous verrez que vous l'adopterez ! N'oublions pas qu'elle s'appelle également la rivière aux castors ! Un nom qui invite à l’aventure ! Vous avez 46 km pour trouver des barrages naturels et pourquoi pas, tomber nez-à-nez si vous avez un peu de chance, sur un Bièvre, le castor de la Boivre !